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Photographe et maman

Journal de bord J11

Photographe et maman

Je vous ai parlé du week-end d’avant. Le dernier week-end avant le confinement.

Aujourd’hui je vais vous parler de mon dernier week-end avec mon fils (15 j avant le confinement).

Mon bébé, mon amour, ma vie, ma lumière, mon coeur, mon fils que j’aime à la folie plus que tout au monde.

Ce week-end-là, j’étais tranquillement en train de cuisiner.

Lui était tranquillement en train de jouer à la console dans sa chambre.

Pendant que les légumes chauffés, j’avais envie de le prendre en photo dans sa chambre.

Juste le temps de faire 2/3 photos, et je retourne à la cuisine.

Chez moi, dans ce nouvel appartement à Montpellier, tu as le choix :

Soit tu faire chauffer un truc sur la plaque, soit tu te sers du micro-onde.

Soit tu te fais un brushing, soit tu faire cuire un truc au four.

Bref, je n’ai pas assez de puissance, et ma flemme légendaire fait que j’ai toujours pas appelé pour faire augmenter mon compteur.

Ce qui devait arriver, arriva. j’ai fait sauter les plombs au moment quand j’ai allumé le four.

Ce qui a eu comme effet magique, de voir mon fils arriver dans la cuisine avec son ballon en mousse.

On a commencé à jouer, j’ai commencé à le prendre en photo. je l’ai envoyé dans le salon, où la décoration et la lumière étaient mieux que dans la cuisine.

Je tiens à préciser que comme toutes les mamans, il n’a pas le droit de jouer avec sa balle , dans la maison, même si elle est en mousse.

Parce que d’abord ça me saoule de le voir bouger et s’exciter autour de moi, et qu’en plus, je me prends sa balle dans la tête à tout les coups.

Evidement comme toutes mamans égoïstes de temps en temps quand ça l’arrange, là  je l’autorise à jouer, jongler, et courir avec sa balle.

Je veux mes photos, et c’est rare qu’il soit disposé à me laisser le prendre en photo.

Il a 15 ans, je ne peux pas l’obliger quand il n’a pas envie.

Moi je veux des photos de mon amour, alors il joue.

C’est pour cela que je suis photographe, c’est pour les souvenirs.

Les siens, les miens, les vôtre.

Ludi


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Travel Photographer - Coucher de soleil à Santa Monica

Journal de bord J10

 Travel photographer

J’ai envie de vous faire voyager, de vous faire rêver.

J’ai envie de pousser les portes de votre maison, et de vous emmener avec moi pendant 5 min à Los Angeles, et plus exactement sur la plage de Santa Monica.

Sur un coup de tête avec ma meilleure amie Sunny, nous avons décidé de partir à Los Angeles fin Novembre, début décembre.

Comme vous le savez, je suis passionnée par l’eau et la mer.

Les couchers de soleil me font vibrer, mais là-bas, j’ai eu l’impression de vivre un moment de grâce.

La première plage que nous sommes allées voir est celle de Santa Monica.

La journée était sur sa fin, il faisait froid, il y avait du vent. Et oui, c’était l’hiver aussi.

La plage est tellement grande, on avait envie d’aller de tous les côtés.

Il y avait les fameuses cabanes des maîtres-nageurs, dont une couleur arc-en-ciel. Sunny a foncé dessus.

Il y avait aussi les filets pour jouer au beach-volley, ou un chemin d’eau qui avait creusé le sable et qui faisait comme une petite rivière sur la plage.

On a couru comme des enfants tout excités qui découvrent Disney. Danse de la joie, de la vie de la liberté.

C’était beau, c’était grand, c’était magique.

On avait l’impression d’être dans un film, et je ne voulais rien rater de la golden hour.

Le ciel changeait de couleur si vite. Des tons pastel rose et bleu, le ciel s’intensifiait au fur et à mesure que le soleil se couchait.

Même le bleu de la nuit semblait nous envelopper.

Il y avait beaucoup d’oiseaux, j’ai aussi une passion pour les oiseaux. De ce fait, je me suis amusée à les prendre en photo sur la plage comme des ombres chinoises, et en plein vol, en totale liberté et légèreté.

Il y a eu beaucoup de moments, beaucoup de découvertes, beaucoup de lieux et d’ambiance pendant ce voyage à Los Angeles.

Vous l’avez compris, il y aura donc, beaucoup d’autres articles sur ce merveilleux voyage que j’ai eu la chance de faire.

Le mot du jour pour moi est “gratitude”.

Ludi

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Portrait et point de vue - Photographe à Montpellier

Journal de bord J9

Je vous parlais hier d’une séance portrait dans les rues de Montpellier.

Voici quelques photos de cette séance.

Pour planter le décor, nous sommes en fin de shooting, et j’avais repéré les guirlandes lumineuses.

Evidement elles sont accrochées à la voute.

Je veux le portrait et je veux les guirlandes derrière, of course !

En plus il y a un léger vent et je sais qu’il va donner du mouvement aux cheveux.

En photo on ne peut pas toujours faire comme on voudrait, et c’est justement là où les choses deviennent amusantes.

Parce que c’est là que l’on doit être créatif, que l’on doit réfléchir et assez rapidement d’ailleurs.

Donc je teste un et deux points de vue, histoire de savoir où Emilie doit se placer par rapport à la lumière sur son visage, au sens du vent, le bord de la voute, et la distance entre elle et moi.

Car moi je suis allongé au sol et je ne peux pas reculer (sauf si je creuse un trou, mais ce n’est pas le but).

Ce que je veux dire, c’est qu’il faut tester les points de vue, les angles, les poses.

Car cela peut fonctionner comme ici, et cela peut complément rater.

Mais si ça rate, et bien j’aurais quand même appris un truc, qui pourra même m’aider sur un autre shooting, ou une autre personne.

Bref le point de vue en photo, c’est comme dans la vie.

S’il ne plaît pas, il suffit d’en changer pour avoir un autre regard sur la situation.

A demain

Ludi

Shooting photo portrait professionnel, pour Emilie Wedding Planner à Montpellier – Emy’s Weddings


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Photographe en mode Slow Life

Journal de bord J8

Qu’on l’accepte ou non, depuis 8 jours maintenant la vie à changer de rythme.
J’ai presque envie de dire, que la vie retrouve un rythme.

Connaissez-vous le terme “slow life” ?

C’est un mouvement qui consiste à prendre le temps de vivre, à ralentir, et revenir à des choses simples et exempt de toutes futilités.

C’est un principe qui consiste à vivre en pleine conscience, et pour cela, il faut ralentir :

  • nos actions
  • nos pensées
  • notre façon de faire
  • notre façon de vivre
  • la façon même dont nous respirons
  • se poser pour réfléchir à ce qui nous est essentiel
  • s’aligner, se connecter, se rencontrer soi

Ceci est ma définition personnelle de slow life.

Quoiqu’il en soit, si en temps normal on court et on passe son temps a dire que l’on a pas le temps.

Et bien aujourd’hui c’est fini, car le temps il est là, et en fait, il a toujours était là.

En tant que photographe, et confiné comme tout le monde quasiment, rien ne m’empêche de faire des photos.

De chez moi, car je ne sors pas, et je vous avoue que je ne suis pas encore sortie une seule fois.

Je prends le temps de regarder mon environnement et je travaille à ma façon de saisir l’instant, le détail, et donner une histoire à un objet (plus d’actualités dans ma storie Instagram).

Et comme j’ai le temps, et que je réfléchis aux prochains articles que je vais écrire. Je suis tombé sur un shooting portrait que j’ai réalisé il n’y a pas longtemps dans les rues de Montpellier.

A la fin de ce shooting, je suis allée faire une pause dans un café proche de la place de la Comédie.

Sur les bords de mon chai latte, il y avait écrit “there is always time for coffee”.

Le genre de message que j’adore et qui se trouve partout autour de nous, si on y fait attention ( si on prend le temps 😉 ).

Alors voilà ce que j’avais envie de vous dire aujourd’hui “there is always time for life “

A demain

Ludi


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Photographe à Palavas-Les-Flots

Journal de bord J7

Pour faire une petite coupure et mettre un peu de piment dans la routine de mes articles, aujourd’hui j’avais envie de vous parler de ce que ce premier week-end de confinement m’a inspiré.

Il y en aura bien d’autres, nous le savons tous. Mais je n’ai pas arrêté de penser au week-end d’avant.

C’était compliqué pour moi car rien ne s’est passé comme prévu à part le shooting underwater du samedi.

Toujours est-il que ce fameux week-end d’avant, mes parents sont venus me voir.

Evidement dès que j’en ai l’occasion je vais au bord de l’eau, c’est bien pour ça que je me suis installé à Montpellier. Donc quand on me dit “on va promener, on va où ?”, beh à la mer <3.

Le dimanche matin nous sommes allés faire un tour à Palavas-Les-Flots. J’adore cet endroit, que ce soit le centre où les plages.

Pour une fois que je promenais et que je n’avais pas oublié mon boîtier !

Je me souviens, je me suis dit “il fait beau, et je pense qu’on ne pourra très bientôt plus sortir, donc fais des photos de ce que tu veux partager”.

Voici donc les photos de ce que j’appelle “le week-end d’avant”.

Merci à mes parents d’être toujours là pour moi.

Ludi


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Underwater photographer

Journal de bord J6

On m’a dit “j’aime bien quand tu parles de l’eau”.

On m’a dit “j’aime bien quand tu parles de toi”.

On m’a dit “tu es géniale”. Nan je rigole ça c’est dans mes rêves.

Et comme je vous l’ai dit dans le premier article, je n’ai pas l’impression d’avoir grand-chose à vous raconter.

Ceci-dit j’alimente quand même pas mal ma storie d’Instagram, donc si vous voulez suivre un peu  mon quotidien, rendez-vous là-bas ;).

Bon, je vais en revenir à l’eau car ici c’est le sujet.

Pourquoi j’aime être sous l’eau ?

Parce que pendant quelques secondes je me sens en sécurité.

Je me sens envelopper et porter en même temps.

J’aime le silence de l’eau, ce silence feutré, bleu, où je ressens les battements de mon coeur.

Un peu comme quand quelqu’un vous prend dans ses bras et vous serre fort.

C’est comme le silence lorsque la neige tombe.

Ce sont des moments suspendus, où le temps n’existe plus.

Où finalement on s’ancre dans le moment présent.

Etre dans l’eau, c’est ralentir le rythme, son propre rythme interne.

La vue est brouillée, on n’entend presque plus rien, à part des échos. Mais tout passe par vibration.

Et ces vibrations on les ressent.

C’est une sorte de communication entre moi et l’univers. Entre moi et le grand tout.

Pour moi être dans l’eau c’est me reconnecter à moi-même. A mon essence.

Et faire des photos sous l’eau c’est une façon de communiquer avec un élément primordial.

C’est l’eau qui décide de la moitié du résultat de la photo.

Je m’inspire de la moindre petite bulle.

Je m’inspire du mouvement et de la vibration qu’il provoque.

Je m’inspire de la personne qui est là, et l’eau m’aide à faire ressortir la grâce et la poésie de cette personne, de son corps, et de son énergie.

J’aime l’eau pour ce qu’elle me permet de créer, et d’extérioriser en photo.

J’aime le fait que grâce à l’eau je fais de vous une oeuvre d’art.

Ludi

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Modèle : Melanie (@mel_art_contorsion)

Lieu : Partenaire exclusif Néos Montpellier

Tenue : Dragonfly brand

Matériel : Ikélite 

Canon

Décathlon

Formation underwater photography : Fluidity


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Photographe et confinement

Journal de bord J5

Mardi on avait l’impression d’être mercredi.

Jeudi on l’a pas vue passer, en tout cas moi je sais pas où je l’ai foutu!

Et aujourd’hui on est dimanche.

Un dimanche qui va nous sembler durer une éternité.

Et pourtant on n’a pas encore fait une semaine.

Le pic n’est pas encore arrivé, oh il arrive ne vous inquiétez pas, on y échappera pas.

Et pourtant j’ai l’impression qu’on fait le grand écart en permanence.

-Hier j’ai entendu des gens jouer à la pétanque (2 couples au moins et des enfants) what the fuck ???

-Hier on m’a invité à manger et plus si affinités, pour que le confinement soit moins dur. Allo la terre calmez-vous ça va durer plus longtemps qu’un orgasme cette histoire.

-Hier encore des gens mouraient en Italie, et la planète se confine entièrement. Une boucle se créer.

-Les gens ont depuis mardi un besoin de faire du sport, et de faire des cookies avant les enfants. Mais c’était quoi ta vie avant ?

-Tout le monde devient Dj, et les lives sur les réseaux sociaux explosent. Pourquoi pas si ça peut te détendre du string.

J’ai l’impression que c’est un grand n’importe quoi, hier une personne m’a dit “je respecte les règles”.

Ah non gars, passer ton temps chez la voisine pour ne pas être seul à regarder Netflix, et aller courir en bas de chez toi tous les jours alors que tu cours jamais en temps normal, hein !!

Beh tu respectes les règles de la connerie j’ai envie de te dire.

On a tous oublié le passé ? Personne ne pense à l’avenir ? Alors juste pour mémoire Anne Franck est resté “confiné” 2 ans. Sans faire de bruit hein, sans faire son jogging, sans Netflix et sans manger des fois.

Je ne donne pas de leçon, ici je dis juste ce que je pense.

En vrai je ne pense qu’a mon fils (personne à haut risque), que je n’ai pas vue depuis 15j, et que je ne verrais pas tout le temps que les gens joueront à la pétanque.
Mon entreprise peut se casser la gueule, je m’en remettrais. Mais que mon fils reste en vie, que tout cela s’arrête le plus rapidement possible, pour que je puisse le prendre dans mes bras.

Le grand écart c’est jolie uniquement sur les photos, le reste du temps il suffis juste d’être cohérent.

A nos enfants…

Ludi

Modèle : Melanie (@mel_art_contorsion)

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Shooting photo sous l'eau

Journal de bord J4

Cela fait seulement 4 jours, donc 4 mini-articles que j’écris, et je ne sais déjà plus quel titre donner à chaque article.
Au jour 45 je vais vous pondre un “quoi de neuf docteur ?” “Allo il y a quelqu’un” ou encore “J’me tire de cette planète ici ça craint du boudin”.

Non plus sérieusement tout va très bien, mais je sais que l’on va tous avoir un gros ras-le-bol à un certain moment, et puis l’apaisement viendra.

C’est à ce moment-là que j’ai espoir que les consciences s’ouvriront enfin.

Que les yeux verront ce qui est essentiel, et que les coeurs se chargeront d’une énergie nouvelle.

Rien n’arrive pas hasard dans la vie, tout à un sens.

En attendant, voici la photo du jour.

Je vous plante le décor : blablabla vous connaissez le contexte, c’est le même depuis le 1er article de la série.

Cette photo est l’une des premières du shooting underwater. (Ma maman vient de me rappeler d’ailleurs, qu’il y a une semaine tout juste, j’étais dans l’eau en train de faire ce shooting. Vive les visios pour voir les gens qu’on aime)

Evidement je teste en premier l’endroit où il y a le plus de lumière dans la piscine. Sauf qu’il y a les jets d’eau derrière, et que la lumière ne me convient pas plus que cela.

Néanmoins je fais quand même des photos. Il faut que je me réapproprie le caisson dont je ne me suis pas servie depuis août.

Et il faut que Melanie (@mel_art_contorsion) s’adapte à l’eau pour prendre la pose, et s’habitue aux apnées.

Bon là en l’occurrence elle est juste assise je sais 🙂

Pour vous montrer quel est le travail du photographe, après le shooting, je vous mets ci-dessous quelques étapes du post-traitement.

Cela vous permet aussi de vous rendre compte qu’il y a quand même un peu de boulot après un shooting.

Et encore moi perso, je n’aime pas passer des heures sur une photo. Je ne maîtrise pas trop photoshop (et je ne le veux pas d’ailleurs.)

Moi je suis du genre à bien aimer les imperfections, parce que c’est exactement ça la vie pour moi. Un peu bancale, pas très nette parfois, et irrégulière.

Beh je fonctionne pareil pour les photos, et c’est justement cette non recherche de la perfection, mais de l’authenticité que j’aime.

A demain les seuls au monde

ludi

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Confinement Jour 3

Journal de bord J3

Je me suis réveillé en me demandant ce que j’allais bien pouvoir vous dire tous les jours.

J’ai lancé ce journal de bord pour garder le contact, pour publier mes dernières photos sous l’eau, et aussi je l’avoue, pour m’obliger à faire quelque chose, de créatif.

J’ai toujours cette sensation de ne jamais rien avoir à dire moi.

Mes collègues  photographe proposent de documenter leurs journées avec les enfants et leur mari.

Ouais super, moi je suis seule et à part faire un boomerang de mes pantoufles sur Instagram de temps en temps. Beh je vois pas ce que je pourrais documenter de mes journées pyjama.

Bref, revenons-en à la photo du jour.

Si vous avez suivi depuis le début j’ai faits un shooting test au centre Néos qui m’a accueilli pour faire mes photos sous l’eau (cherche pas c’est une exclu entre eux et moi).

Le petit plus avec lequel je me suis amusé, c’est la lumière sur l’un des bords de la piscine.

Si je place mon sujet devant, je joue avec les ombres.

Si je place mon sujet sur le côté, mademoiselle Melanie (mel_art_contorsion) ce jour-là,, et bien les ombres se dessinent et changent les couleurs selon la distance avec la lumière.

Pour résumer : j’ai un dégradé de couleurs et des contrastes avec lesquels je fais mumuse.

Pour finir, j’ai testé plusieurs traitements sur cette photo.

Alors le traitement c’est quoi ? Et bien c’est comme quand tu mets un filtre Instagram ou Snapchat sur ta photo. Sauf que là, c’est moi qui créer le filtre.

Vous me direz quelle photo vous préférez, quel traitement vous plaît le plus.

A plus dans le bus 😉

Ludi

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Journal de bord J2

Journal de bord J2

J’ai une fascination pour l’eau.

Je pense que cela vient du fait que c’est l’élément que je préfère, c’est pour cela que j’y ai passé les 12 premières années de ma vie.

Ma mère m’a mis aux bébés nageur à 3 mois. A 2 ans je sautais en pleine mer comme si c’était normal, et je restais le plus longtemps possible sous l’eau.

J’aime le silence de l’eau.

A 4 ans je faisais semblant de me noyer à la piscine municipale le mercredi après-midi, pour qu’une maman me repêche et me donne un goûter. La honte de ma mère, oui je sais c’était pas cool.

Bref, l’eau c’est mon élément, elle me fascine autant qu’elle me fait peur, car je la respecte comme une déesse, et je sais de quoi elle est capable.

L’eau porte, sculpte, transporte, véhicule, s’adapte, s’infiltre, n’a ni odeur ni goût, détruis, s’évapore, se transforme, hydrate, nourris, apaise, et elle nous est absolument indispensable pour vivre.

Notre propre corps est constitué pour la plus grande majorité d’eau.

De même pour notre planète.

Notre temps sous l’eau est limité.

Et ce qui est marrant c’est que pour aller au fond de l’eau il faut vider ses poumons.
Ressentir son coeur, et tout son corps dans un laps de temps très court, et défini à l’avance.

Lors de mon dernier shooting j’ai voulu travailler sur les bulles au fond de la piscine.

Melanie (mel_art_contorsion), vide ses poumons pour rester au fond de l’eau.

C’est bulles toutes jolies qui remontent à la surface, c’est un peu de vie. De sa vie.

Et avec la situation que nous vivons aujourd’hui je me dis que notre souffle est dangereux pour autrui. Qu’il faut le masquer pour se protéger, et protéger les autres.

Dans l’eau tout est contenue, dans l’air c’est le contraire.

C’était ma petite pensée du jour.